Le drive : Une solution supplémentaire pour les hypermarchés

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Pouvez-vous nous décrire en quelques mots le fonctionnement du Drive ?

Les commandes ne sont pas traitées individuellement. Nous travaillons sur plusieurs commandes en même temps, et pour cela, nous divisons notre travail en fonction de zones. Nous commençons par la première zone contenant tout ce qui est liquide, boulangerie et bazar (autre que la nourriture). Puis nous continuons sur la seconde zone qui concerne les produits secs . Ensuite, la troisième zone concernant le frais et les surgelés. Et enfin, la quatrième zone qui comprend tout ce qui est fruits et légumes et ateliers traditionnels.

On va donc lancer plusieurs commandes en même temps, pouvant aller de deux à une quinzaine. Une personne reste au local, pour s’occuper de la clientèle, donner les commandes, renseigner (puisque l’on gère aussi la location et la station service), et une autre part collecter. Et ensuite nous tournons, donc la première personne va aller chercher d’abord le liquide, quand elle revient, la personne qui était au local part sur le sec, et ainsi de suite. Et enfin, on dispatche les chariots, c’est-à-dire que chacun à une lettre avec un chiffre, et un code barre. On va scanner un premier article, puis on va scanner le caddie, et ainsi de suite.

 

Quelle part le drive occupe t-il dans votre chiffre d’affaires 

Sur l’année 2017, le drive occupait 8% de la part du marché.

 

Quel est l’impact économique des drives sur les hypermarchés ? Positif ou négatif ?

Disons que c’est surtout un service en plus que l’on propose à notre clientèle en complément de l’offre proposée en magasin.

 

Le développement du e-commerce a t-il eu un impact sur les ventes en magasin ? Avez-vous subi des pertes ?

On ne peut pas parler de réelles pertes puisqu’au contraire on gagne de la clientèle. Les clients qui habitent à proximité et qui avaient pour habitude de commander au drive chez d’autres enseignes, viennent aujourd’hui chez nous car ils sont plus proches. Le drive est une fois de plus un service supplémentaire donc on ne peut pas vraiment parler de pertes.

On gagne de la clientèle en proposant un service supplémentaire.

Quelles stratégies mettez-vous en place pour inciter la clientèle à commander au drive ? Comment communiquez-vous sur le drive ?

Nous faisons de la publicité à travers la télévision, également sur les panneaux publicitaires, et quand il y a besoin, nous mentionnons le drive sur les catalogues promotionnels.

La clientèle du drive est-elle différente que celle en magasin ?

La clientèle est différente sans l’être. On retrouve certains clients qui commandent via le drive, et qui vont par la suite dans le magasin, soit pour compléter leur commande, soit y retourner un autre jour dans la semaine parce qu’ils ont du temps supplémentaire.

Et en même temps, elle est différente car on peut retrouver au drive des personnes qui n’ont pas forcément le temps de faire leurs courses, comme les PDG par exemple qui ont des amplitudes horaires importantes et qui viennent au drive récupérer leurs courses en sortant du travail.

 

À l’heure actuelle, pensez-vous que le drive soit incontournable pour un acteur de la grande distribution ?

Oui, c’est une fois de plus un service complémentaire. À l’heure actuelle, beaucoup de nos clients ne jurent que par le drive. Beaucoup nous disent que c’est un gain de temps. Donc oui le drive est un atout majeur, mais on ne pourrait cependant pas substituer le magasin physique par le drive, et inversement.

Interview d’Audrey – Responsable Drive Super U