David Dragesco, 33 ans, a connu le référencement en école de commerce. Ayant un BAC S en poche, David était destiné à une école d’ingénieurs mais a vite orienté ses études vers une école de commerce. En troisième année, c’est grâce à un cours d’informatique, qu’il a décidé de créer son 1er site web et de se spécialiser freelance en tant que référenceur.

Les critères pour devenir un bon SEO

Quelle est la problématique la plus complexe à gérer dans ce secteur d’activité ?

La principale problématique est de convaincre le client de mettre en place des stratégies SEO avancées et pérennes dans le temps. Aujourd’hui que ce soit un SEO, une agence ou même les clients, tous ont peur de l’engagement et de l’investissement que cela impose.

Le problème, c’est de pouvoir déployer des stratégies que le client est capable d’accepter et de le convaincre de les suivre. Pour cela il faut prendre le temps de bien lui expliquer.

Quelles sont les qualités requises pour devenir un référenceur ?

Passionné et avide de savoir, de découvrir, de recherche et de tester. Ne pas rester dans la théorie (lire des blogs et des articles). On peut reprendre ce que l’on a lu, mais la preuve on ne l’a pas sous les yeux. Il est préférable d’avoir ses propres sites, quitte à dépenser de l’argent pour avoir ses postulats.

 

Plus de détails sur le secteur

Que pouvez-vous dire du black hat ?

Le black hat c’est le côté technique « border line » que ne recommande pas Google parce qu’il ne le maîtrise pas. C’est la façon de piéger Google avec des techniques diverses et variées pour se positionner devant ses concurrents même si Google dément savoir détecter ses techniques.

Comment mettre en place une bonne stratégie SEO et en combien de temps obtenez-vous des résultats ?

Tout dépend de la concurrence. Il faut mettre en place un minimum de contenus optimisés qui parlent de la thématique et un minimum de pages indexés. Repérer les expressions clés en amont, les requêtes sur lesquelles on cherche à se positionner. Il faut ensuite créer les pages et l’architecture du site en fonction des requêtes que l’on vise. Après, il faut faire du Netlinking vers son site internet. Il est conseillé de faire 50 et 100 « refering domaine » ou « domaines référents » pour commencer à avoir des résultats, cela correspond à 2 à 3 liens par jour sur une durée de 3 mois et en comptant l’inertie de Google.

Quels sont les outils nécessaires pour un bon référencement ?

Il existe des outils de monitoring et de suivi de référencement qui permet de corriger et d’ajuster les actions SEO menées sur un projet. Il existe aussi des crawlers qui permette de voir le site comme si s’ils étaient Google. Je recommande Ahref, Majestic et Yooda.

Ce qu’il faut savoir sur le référencement

Pour faire du SEO, doit-on obligatoirement passer par la case de la rédaction web ?

Complètement. La rédaction des contenus pour les sites Internet est fondamentale. Il faut aussi rédiger pour les utilisateurs. Comme dirait tout SEO « Content is king, optimized content is emperor » *. Cependant, j’ai travaillé dans la TAL (Traitement Automatique de langage) et on a des outils et des techniques qui nous permettent de générer des milliers voire des centaines de milliers de textes en automatique. Donc pour moi le contenu est fondamental, s’il n’y a pas de contenu, on ne peut pas améliorer le référencement.

Selon vous un référenceur doit-il savoir coder ?

Je n’ai aucune compétence en programmation. Par contre, je me suis formé en autodidacte en créant mes premiers sites sur WordPress et en bidouillant PHP. Je n’ai pris aucun cours en développement Web. Un bon SEO n’a pas besoin d’être un bon développeur. .

Les informations sur les métiers

Quelles évolutions du métier voyez-vous ?

Google depuis plus de 10 ans tente d’améliorer son algorithme de classement des résultats de recherche. Il souhaite devenir non plus un moteur de résultats mais un moteur de réponses. On le voit par exemple avec la position 0, qui consiste à être sélectionné par Google pour être mis dans une modal box en haut de la liste de recherche. Même si l’on est 5e dans la liste de recherche, notre site peut se retrouver dans cette modal box si le contenu est pertinent. Ce qui provoque une course SEO pour se retrouver 1er et avoir plus de trafic sur une même rechercher. Mais l’avenir du SEO, c’est l’ASO (Référencement dans les market-places d’application/Apple store/Google Play). Dans les 3 – 4 ans à venir, c’est dans cette direction qu’il y aura du travail. Ce n’est pas encore connu et il n’y a pas encore d’agences spécialisées.

Quels conseils pourriez-vous donner aux entreprises qui ont une pénalité ?

Pour commencer, savoir quel type de pénalité il s’agit. Après, faire un diagnostic, reconnaître quelles sont les pages ou les liens externes à problèmes. En fonction de ce diagnostic, il faudra prendre des décisions et rectifier le site. Surtout chercher à comprendre et ne pas attendre que les choses se passent !

* Le contenu est roi, le contenu optimisé est empereur.

 

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Interview : David Dragesco