Ancien élève de la formation webmaster du lycée Saliège.

Présentation de Flower campings

Qui est Flower Campings?

Flower Campings est une chaîne de campings indépendants, qui rassemble plus de 140 campings en France. Nous sommes franchiseurs et à ce titre, nous leur fournissons tout un ensemble de services, le principal étant une aide à la commercialisation avec nos propres outils, telle que le site flowercampings.com. À côté de cela, on fait du conseil en matière de tarification, d’aménagement et de communication. On leur ouvre un accès à une centrale d’achat qui leur fait bénéficier de tarifs préférentiels sur tout un ensemble de produits.

Quel est votre rôle au sein de la société Flower Campings ?

Depuis que j’ai rejoint Flower Campings, il y a trois ans, je fais principalement de la gestion de projet. On a eu énormément de projets structurants liés au système d’information. Le dernier projet actuellement en cours, est la création d’un site mobile. À côté de cela, je fais du webmarketing pour la commercialisation, du community management et j’ai aussi un rôle de support et de conseil à la fois pour le franchiseur et les franchisés.

En tant que webmaster, quelles sont les qualités requises pour animer un site d’e-tourisme ?

En plus de toutes les qualités standards que devrait posséder un webmaster, j’accentuerai sur le côté sensibilité aux photographies pour le voyage et le tourisme. Savoir les sélectionner, les choisir, les retoucher. Tout ce qui est repris des codes du commerce électronique dans le tourisme s’applique au tourisme avec en plus, un fort côté séduction et inspiration.

Focus sur l’e-tourisme de Flower campings

Seriez-vous capable de nous citer l’une des grandes évolutions de l’e-tourisme et plus précisément de Flower Campings ?

Les internautes prennent de plus en plus de temps à consulter les différentes enseignes et les différents voyages possibles via l’ensemble des sites internet. Le processus de décision est finalement assez long et peut prendre jusqu’à trois semaines à un mois, jusqu’à la décision finale. Dans ce processus, on s’aperçoit avec les chiffres qu’il y a de plus en plus de gens qui consultent les sites internet depuis leurs smartphones. Même si ils ne concrétisent pas trop encore sur mobile, il y a quand même un boom de trafic depuis les versions mobiles. C’est pour cela que nous travaillons actuellement sur une version un peu plus concise et adaptée aux mobiles.

Avez-vous ressenti un impact sur votre personnel (formation, recrutement…) ? Sur vos infrastructures ?

Les équipes sont directement concernées. Au sein d’un département marketing le personnel est fortement sensibilisé au web. Même si ce n’est pas leur formation initiale, ils se doivent d’avoir une appréhension de ce qu’est le média web pour justement travailler avec les équipes et les prestataires.

Constat/état des lieux de l’e-tourisme

Quels sont pour vous les codes essentiels à respecter dans l’e-tourisme?

Je vais revenir sur la photographie et plus précisément sur ceux que l’on appelle les médias riches. J’inclus là-dedans les photos, mais aussi la vidéo et les visites virtuelles pour remplir la mission de séduction auprès des internautes. Ils ont ce besoin de fonctionnalités pour pouvoir s’imaginer en vacances et tous les outils sont faits pour cela.

Quelles plus-values vous apporte l’e-tourisme par rapport au tourisme classique ?

Flower Campings travaille avec des tour-opérateurs, pour multiplier les canaux de distribution. Par rapport au tourisme classique, la gestion de nos propres outils nous assure une indépendance de tiers et un meilleur retour sur investissement.

Quelles sont les contraintes à travailler dans l’e-tourisme ?

Le fait de mesurer nos actions webmarketing est un peu plus difficile dans notre secteur car le processus d’achat peut-être très long. Nous sommes obligés d’utiliser des outils complémentaires à Google Analytics. L’utilisation de cookies nous permet de savoir qui nous a rendu visite et qui concrétisera au bout du bout, dans les trente jours.

Comment imaginez-vous le futur de l’e-tourisme ?

Je pense qu’il y aura plus de social média. Parce que l’usage des médias sociaux est de plus en plus prédominant de génération en génération. On sera plus amené à les utiliser avant, pendant et après le séjour avec la marque et les autres voyageurs qui ont eu la même expérience.

Quel est l’état de votre présence actuelle sur les média sociaux ?

Aujourd’hui, notre présence est a minima. La principale raison étant le manque de temps pour aller plus loin sur ce canal. Nous avons déjà à finir nos projets structurants, mais nous avons comme projet de proposer à l’internaute un cycle de relation avec la marque qui ira dans ce sens-là. Dès lors que l’on aura réservé un séjour avec Flower Campings, on aura un cycle de relation avec le client, principalement fondé sur de l’e-mailing qui visera à leur proposer une offre pour l’année suivante ou leur envoyer des documents annexes comme par exemple : comment bien préparer son séjour, une liste de choses à ne pas oublier…

Une petite anecdote pour finir ?

« Pas plus tard que ce matin, j’ai dû expliquer à un camping qui avait refondu son site avec un nouveau nom de domaine qu’il allait être introuvable sur Google ». Demain, vous serez amené à travailler pour des structures qui ne sont pas sensibilisées à Internet votre rôle sera de vulgariser vos compétences pour les aider. Il vous faudra savoir leur expliquer d’un point de vue fonctionnel, marketing ou technique le fonctionnement et les choix à prendre et ceci de façon explicite.

Interview de Florent Denoyelle