Hausse du chiffre d’affaire, évolution des cyberacheteurs, développement des secteurs phares et création d’emploi : le e-commerce reste un secteur florissant en 2018.

achat e-commerce

 

Augmentation du chiffre d’affaire du e-commerce : analyse des facteurs

Une consommation en hausse sur internet

Le e-commerce en France atteignait un chiffre d’affaires de 81,7 milliards d’euros au début de l’année 2018, soit une augmentation de 14% par rapport à l’année précédente. Au deuxième trimestre 22 milliards d’euros ont été dépensés en ligne, soit une hausse de 14,4%, confirmant l’augmentation.

 

graphique évolution du chiffre d’affaires du e-commerce entre 2015 et 2018

Des cyberacheteurs toujours plus nombreux

Leur nombre représente aujourd’hui plus de 86,2% des internautes, soit 37,4 millions d’e-acheteurs. On constate aussi la progression du nombre de transactions en ligne de 21% au deuxième trimestre 2018, soit 350 millions de ventes.

Le panier moyen reste en baisse

Le nombre de transactions en ligne augmente constamment sur l’année, compensant la baisse du panier moyen. On constate une baisse du panier moyen de 5% par rapport à fin 2016. Cette baisse est continue en 2018 avec un panier moyen à 65,5€ début 2018, et à 63€ au deuxième trimestre.

 

Typologie de l’e-client

Un cœur de cible plutôt jeune

Les 25-34 ans sont la cible privilégiée du e-commerce. Ils sont majoritaires sur le secteur avec 93,8% d’entre eux qui sont des cyberacheteurs. Le e-commerce conquiert aussi les autres tranches d’âges : les plus de 65 ans sont plus de 8 sur 10 à pratiquer le e-commerce, selon Marc Lolivier, Délégué Général de la Fevad, pour qui « l’e-commerce s’est généralisé à l’ensemble des Français et devient transgénérationnel ».

Le e-client poursuit sa mutation en m-client

Les cyberacheteurs sont 21% à acheter en ligne depuis leur téléphone mobile en 2018. On constate ainsi une hausse de 4% des ventes sur mobile depuis 2017, et une hausse de 20% au deuxième trimestre 2018. Cela représente plus de 20% du chiffre d’affaires pour les sites de e-commerce en général, et plus de 30% pour les enseignes leaders.

graphique typologie des cyberacheteurs français en 2018

 

L’usage du téléphone mobile crée des liens entre e-shopping et enseignes physiques

Le smartphone est de plus en plus utilisé pour préparer les achats en ligne, voire effectuer une veille comparative des prix en ligne avant conclure un acte d’achat en magasin. Les e-acheteurs sont aussi plus connectés aux réseaux sociaux et ils sont 70% à consulter régulièrement les avis en ligne avant de réaliser un achat, grâce au téléphone mobile. La veille sur mobile a également permis aux enseignes physiques de tirer parti de l’essor du e-commerce puisque les TPE et PME comptent une hausse de 73% de leur fréquentation grâce au e-commerce. 33% des cyberacheteurs ont effectué un achat complémentaire sur place au moment du retrait d’une commande internet dans un magasin ou un point relais.

Des attentes qui évoluent

Les e-clients sont aujourd’hui plus de 28% à envisager des groupements d’achats directs aux producteurs. Cette pratique élimine les intermédiaires et permet la pratique de prix plus attractifs. Dans un autre registre, les cyberacheteurs cherchent à être plus écoutés par les e-commerçants. Ils sont également plus sensibles à l’expérience utilisateur (UX). Cette demande pousse les e-commerçant à s’adapter pour intégrer une approche plus développée de l’UX dans leurs sites.

 

Les secteurs phare en 2018

Les market places en développement

Favorisées par le développement du m-commerce, les places de marché connaissent un essor constant, avec une augmentation des ventes de plus 14%. Ces ventes représentent plus 30% du volume d’affaires total des sites de e-commerce. Amazon et Cdiscount restent leaders sur les ventes des places de marché, tandis que Vente-privee passe en troisième place, ramenant la Fnac au rang de quatrième sur le secteur.

Les plateformes collaboratives en plein essor

La société américaine Airbnb en est l’exemple le plus marquant en 2018. Son deuxième marché qui n’est autre que la France a multiplié par 19 le nombre de ses annonces en 5 ans, et par 37 les annonces endehors des grandes villes.

Le géant du web Amazon étend son empire

Amazon est devenu le site numéro un de vente en ligne sur le secteur du jouet et mène son partenaire ToysRus à la faillite. Depuis juin 2018 Amazon continue d’étendre son offre en France vers l’alimentation grâce à son partenariat avec Monoprix. L’ombre du géant commence aussi à peser sur les groupes français de grande distribution comme Carrefour. Ils doivent assurer la transition vers l’e-commerce. Comme début de réponse, Carrefour projetait début 2018 d’ouvrir 170 nouveaux drive dans l’année.

 

L’e-commerce : créateur d’emploi en 2018

Les leaders du e-commerce prévoyaient début 2018 une augmentation de 54% de leurs effectifs sur l’année. Les TPE/PME quant à elles prévoient l’embauche d’au moins un salarié courant 2018. Dans un contexte de conjoncture économique compliquée sur la question de l’emploi, le ecommerce prouve encore une fois qu’il reste un secteur porteur.

 

Sources :

 

Le e-commerce en France en 2018 : les chiffres à retenir