Cloé Guillaumont est une jeune et pétillante webmaster de 24 ans. Son parcours mouvementé s’est révélé être plein d’enseignements. Nous sommes revenus avec elle sur ce qui la caractérise aujourd’hui et sur sa nouvelle passion : le web.

Une situation évolutive

A la fin de sa formation de webmaster, Cloé a signé un CDD de 3 mois en replacement d’un congé maternité chez Epargnissimo, l’entreprise qui l’accueillait en stage. Depuis septembre 2016, elle travaille pour la boutique de prêt-à-porter « Ma Jolie Robe » avec qui elle a signé un CDD d’1 an. Elle est missionnée pour la création du site e-commerce, la gestion de la communication, et la préparation des évènements. Accessoirement, elle sert même de modèle !

Un parcours escarpé

Le prélude à tâton

Après un bac STG (Science et Technologies de la Gestion), Cloé s’est engagée sur un DUT en Techniques de Commercialisation. Un choix qui était fait à priori par défaut pour le caractère polyvalent de la formation. Elle y approfondit ses connaissances en gestion, communication, et se découvre un talent pour la négociation. Ensuite, elle arrête ses études et trouve un emploi « alimentaire » en tant que technicienne agricole saisonnière dans le Tarn-et-Garonne

La suite logique

Désireuse de travailler dans la communication et de découvrir l’univers du web, elle décide de se former afin d’acquérir un savoir-faire et de répondre aux exigences des employeurs. Elle se renseigne sur les formations existantes tout en se questionnant sur son désir et ses capacités à reprendre des études. Cloé rencontre alors Christophe Alcantara qui saura cerner son profil et ses besoins.

Les possibilités de financement, la réputation de l’établissement et le caractère professionnalisant de la formation la convainquent. Elle y découvre les langages de programmation, le design, le graphisme,… Un univers qui se présente comme une révélation.

Une formation adaptée

Richesse et densit

« En 4 mois de formation, on apprend tellement de choses. » Elle avait des doutes sur la capacité d’apprendre un métier en 4 mois, mais la formation s’est révélée être très complète et formatrice. « On évolue et on apprend un métier ». Une réelle immersion dans l’univers Saliège dans lequel le travail personnel ne doit pas être négligé. Enfin, le stage permet d’aller au bout de la démarche et d’appliquer les apprentissages

La formation en 3 mots :

Professionnalisante, complète, enrichissante.

En bonus : flatteuse, « on peut frimer grâce au F12 et dire à ses amis qu’on sait lire et déchiffrer un code. C’est jouissif. »

Un écosystème de l’emploi en mutation

Des métiers qui se digitalisent

« C’est un cheminement logique ». Elle a pu le constater notamment lors de son stage, en analysant l’activité d’Epargnissimo (pure player de l’épargne en ligne). Généralement, les particuliers ont besoin d’un contact physique avec le conseiller qui gèrera leur argent. Aujourd’hui, l’épargne full web a tout dématérialisé. « Les gens ont plus confiance et n’ont plus peur de passer par un site ». Le web est devenu incontournable. Il s’est démocratisé, il inspire confiance et son usage est décomplexé

Webmaster : un métier d’avenir ?

Oui. Au vu du nombre de start-ups qui se créent, « il y aura besoin de petites mains pour faire leur site internet ». En revanche, selon elle, le métier va subir des mutations. On demandera aux webmasters plus de polyvalence. Une fois que le taux d’équipement en site internet sera très élevé, « ça va saturer ». Selon elle, les besoins seront tournés vers des webmasters capables d’entretenir un site mais aussi d’assurer des fonctions annexes.

Projection et retour d’expérience

Projection vers l’avenir évasive

Pour le moment, elle est engagée auprès de « Ma Jolie Robe ». À la fin de ce projet, deux nouvelles missions de refonte de site l’attendent déjà dans la structure qui l’emploie. À court terme, elle aspire à signer un CDI. À plus long terme, elle a plus de mal à se projeter… Elle souhaite toutefois poursuivre dans l’univers du web

Quels conseils à donner aux futurs webmasters ?

« Ne pas se contenter de ce qu’on apprend en formation. Il faut pousser la démarche et s’ouvrir en faisant de la veille. » La curiosité est donc un moteur vers la progression à cause des évolutions permanentes du secteur. L’ouverture et l’entraide sont également des éléments primordiaux pour réussir. Les profils recrutés dans la formation sont éclectiques. Il faut se nourrir de cet avantage en apprenant du vécu et des compétences des gens qui nous entourent.

Portrait de Cloé Guillaumont