L’internaute de 2014 est un consomm’acteur avec : une éducation web, des outils technologiques et un rapport au e-commerce ancré dans son usage web.

Évolutions des pratiques et des usages

Des modifications fondamentales sont observées sur ce marché. Auparavant, les points de ventes et les boutiques en ligne étaient concurrents face à des consommateurs volatiles et infidèles: la distribution était «multi canal».
Aujourd’hui, le client est toujours volatile mais informé.

Les enseignes sont désormais connectées et tirent les avantages de la coordination de leurs multi-canaux : la distribution devient «trans-canal».

Les nouvelles habitudes des consomm’acteurs ont engendré le «research online purchase off line» qui consiste à chercher des informations en ligne sur des produits qui seront achetés en boutique.

En matière de e-commerce, des facteurs tendent à modifier les comportements des consommateurs et à influencer de nouveaux modes de consommation.

Influences des facteurs extérieurs

Sociaux, des comportements bouleversés

Notre société est passée dans une ère connectée, ce n’est plus l’objet qui a de la valeur mais son usage : la personnalisation et le plaisir de soi.

Ces évolutions ont mis en lumière une consommation éphémère et instantanée.

Economiques, des opportunités malgré la crise

Avec la crise, un modèle alternatif de consommation a atteint le grand public : l’économie de partage. Il s’agit d’une innovation de rupture, sur un marché qui arrive à maturité, tenu par des acteurs majoritaires qui imposent leurs règles.

Selon l’étude de l’observatoire de la confiance 2013, la consommation collaborative est une tendance de fond qui implique des changements de comportement et qui relance l’économie du e-commerce.

Ces changements, favorisent le développement durable, le lien social, le partage, la valorisation des biens/services et un complément de revenu.

Technologiques : une démocratisation des outils

L’accès à la technologie a provoqué des changements profonds de comportement face au e-commerce. Cela est dû à la démocratisation des outils (ordinateurs, téléphone, …) et des accès (ADSL, fibre, 4G) sur le territoire.

L’utilisation massive d’appareils mobiles et le développement de l’innovation, permet à la fois de développer l’usage et l’intérêt de ces technologies mais impose aussi de nouvelles contraintes liées notamment à l’adaptation technique de ces technologies pour une distribution de masse.

Le e-commerce en pratique

Les plateformes d’intermédiation

Un social business se forme sur le web : le «sharing economy».

Son but est d’optimiser l’usage des biens que l’on possède en partageant leurs usages avec d’autres. Des sites comme Airbnb ou Blablacar surfent sur cette vague et sont aujourd’hui leaders sur leurs marchés.

De nombreuses Start up se lancent dans ce créneau en créant des plateformes d’intermédiation, mettant en relation des vendeurs et des acheteurs par la publication d’annonces.

Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux se sont aussi lancés sur cette tendance, avec des retombées plutôt mitigées.

Les utilisateurs de Facebook ont détourné les espaces payants proposés par le site. Ils utilisent leurs propres profils pour publier des annonces (ventes, locations ou échanges) ou en créant une page/groupe regroupant les annonces (« le troc de Julie », « vide-dressing Toulouse »).

Le e-commerce en mobilité

Les internautes utilisent quotidiennement les appareils mobiles qui influencent leurs actes d’achats, donc les comportements.

Les acteurs du e-commerce ont dû réagir et s’adapter à de nouvelles contraintes techniques et sociales, engendrées par cette profonde tendance qui dépasse l’usage du web «à la maison».

Conclusion

Les codes du e-commerce changent, évoluent grâce aux nouveaux usages. De nouveaux besoins apparaissent et les internautes sont à la fois acheteurs et vendeurs.

Nous pouvons alors nous demander quelle sera la prochaine étape dans les modes de consommations du e-commerce ?

QUAND L’ACHETEUR/UTILISATEUR DEVIENT LE VENDEUR